« Le Livre de Mogador ‘ L’histoire étonnante d’une communauté juive au Maroc , par Sydney Corcos
« Le Livre de Mogador ‘ L’histoire étonnante d’une communauté juive au Maroc , par Sydney Corcos
Découvrez l’histoire extraordinaire d’une communauté oubliée qui a marqué l’Histoire !
Pendant plus de deux siècles, la communauté juive de Mogador (aujourd’hui Essaouira) a prospéré au cœur du Maroc, tissant un destin unique entre Orient et Occident. Pour la première fois, cette saga fascinante renaît sous votre regard grâce à 25 années de recherches passionnées.
Un trésor documentaire exceptionnel basé sur une mine de milliers de documents inédits, certificats authentiques, photographies rares, témoignages bouleversants et enregistrements précieux issus d’archives européennes, marocaines, de collections privées et de récits de voyage, révèlent les secrets de ces familles qui ont défié le temps. « Marchands du roi », consuls représentant des pays européens et les États-Unis, rabbins, poètes, philanthropes et dirigeants communautaires… Découvrez comment ces descendants des expulsés d’Espagne et autochtones, ont bâti un empire commercial, culturel et religieux, pendant cinq générations tout en préservant leur identité et leurs relations avec leur frère musulmans, et qui ont su surmonter de nombreuses crises.
Qu’âtres volumes captivants en 2290 pages, retraçant 200 ans d’histoire
- 43 chapitresen deux volumes sur des sujets variés et complémentaires pour explorer tous les aspects de cette civilisation et communauté mal connue.
- L’histoire détaillée de 30 famillesparmi les plus importantes de la ville, avec de nombreux secrets généalogiques et liens inconnu, ainsi que tous les noms de familles.
- Un volume de plusieurs centaines de pagescomprenant 12 annexes regroupant pour la première foi les noms des membres de la communauté sous différents angles.
Plus qu’une histoire locale : un miroir de la diaspora juive universelle
Ce livre dépasse largement le cadre d’une communauté particulière dans un pays arabe. Il révèle l’importance universelle de l’histoire du peuple juif dans son ensemble, qui a vécu pendant des siècles en diaspora avant de retrouver, pour la plupart, la Terre d’Israël. Une leçon d’histoire qui résonne encore aujourd’hui.
Sydney Corcos, né en 1949 au Maroc et immigré en Israël avec sa famille en 1959 pour s’installer à Jérusalem, vous invite à un voyage à travers l’histoire d’une communauté et d’une ville et dans l’intimité de ses ancêtres. Fils de David Corcos, historien du judaïsme marocain, Sydney était directeur de musée, chercheur reconnu, conférencier et auteur de nombreux articles. Sa famille, descendante des expulsés d’Espagne, comptait parmi les
« Marchands du roi » les plus importants de Mogador. Il signe ici l’œuvre de sa vie : un monument à la mémoire de Mogador et de ses héros oubliés.

Un message de l’auteur :
Je reviens du Maroc de la ville de Mogador/Essaouira aujourd’hui , ou on m’a invite a une conférence de la signature du livre en présence du conseiller de sa majesté le roi Mr. André Azoulay, le maire et vice maire de Mogador/Essaouira et plusieurs notables de la ville, des chercheurs et historiens venue du Maroc, des anciens Mogadoriens et un grand public qui s’intéresse à l’histoire de cette ville unique. Voici mon discours.
Mesdames, Messieurs, chères amies, chers amis,
C’est avec une profonde émotion et une grande humilité que je me tiens devant vous aujourd’hui pour la signature de cet ouvrage auquel j’ai consacré une partie essentielle de ma vie. Il y a une merveilleuse et étrange proximité entre le passé et le présent : mon père, mon grand‑père et mon arrière‑grand‑père ont vécu, travaillé et fait leur vie à quelques dizaines de mètres d’ici ; tourner à droite depuis ce bâtiment, c’est retrouver la rue où nos familles faisaient commerce et où, dans la synagogue Slat Attia que j’ai eu l’honneur de contribuer à restaurer, prient mes ancêtres. Cette proximité rend pour moi ce moment particulièrement solennel.
Merci d’être venus — membres de la famille, descendants, amis, chercheurs, lecteurs curieux et jeunes Souiris. Merci aussi à tous ceux qui ont rendu la publication de ce livre possible : archivistes, donateurs, institutions et bénévoles. Sans votre aide, ces pages seraient restées des piles de documents et des souvenirs privés ; grâce à vous, elles prennent voix et se partagent.
Depuis le décès de mon père, l’historien David Corcos, en 1975, s’est imposé en moi une urgence : comprendre, rassembler et transmettre. Nous parlions souvent, à la maison et longtemps après notre départ de Mogador, de cette ville et de ses habitants. Mon père avait posé des jalons, rassemblé notes et archives, et nourri une passion infatigable pour l’histoire du judaïsme marocain. Parti trop tôt, il laissait une mission inachevée. Ce livre en est une réponse : non pour remplacer son œuvre, mais pour la prolonger et, je l’espère, l’enrichir.
Essaouira — Mogador pour bien des nôtres — est une ville aux multiples visages. Fondée au XVIIIe siècle comme port moderne, elle est devenue un carrefour commercial et humain où se sont côtoyés commerçants européens, artisans locaux, consuls, marins, familles juives et musulmanes installées depuis des générations, ainsi que des migrants venus du sud du Maroc. À son apogée, la communauté juive représentait une part importante de la population — parfois dépasser la moitié — et jouait un rôle central dans le commerce, l’éducation, la vie religieuse et la philanthropie de la cité. Mogador n’est pas seulement un port sur la carte : c’est une mémoire tissée de commerce, de foi, d’entraide et d’absences qui continuent de parler.
Ce livre est né d’une conviction simple : les archives familiales et consulaires, les pierres tombales, les registres, les photographies et les témoignages ne sont pas de simples objets. Ce sont des ponts reliant le présent aux vies passées. En les rassemblant, j’ai voulu restituer non seulement les grandes dates et les événements, mais surtout les visages, les noms et les trajectoires humaines — ces vies concrètes qui ont tissé la trame de Mogador.
Vous trouverez dans ces 43 chapitres, l’histoire détaillée de trente familles majeures, douze annexes comblant des lacunes souvent ignorées, et des milliers de documents inédits. Mais au‑delà des chiffres et des archives, ce livre raconte des hommes et des femmes : des « marchands du roi » qui négociaient avec consuls et maisons royales, des éducateurs comme Stella Corcos qui fondèrent des écoles pour filles, des rabbins, des poètes, des philanthropes, des artisans des sages femmes et des familles modestes dont le courage mérite d’être rappelé.
Mogador a connu des périodes d’éclat et de prospérité, mais aussi des crises — sécheresses, épidémies, conflits — et de fortes vagues d’émigration qui ont transformé la ville et dispersé ses habitants aux quatre coins du monde. Les Juifs y ont vécu des moments de coexistence exemplaire avec leurs voisins musulmans, et parfois des tensions liées à leur statut de minorité. J’ai voulu que ce livre rende compte de ces contradictions avec honnêteté : célébrer les réussites sans éluder les souffrances.
Ce travail n’est pas seulement un exercice de mémoire locale. Il montre que l’histoire de Mogador éclaire des problématiques universelles : diaspora, identité, commerce transnational, rapports entre communautés et transmission mémorielle. En retraçant la trajectoire de ces familles — descendants d’expulsés d’Espagne, Berbères sujets marocains, puis migrants vers d’autres terres — on mesure la résilience et l’ingéniosité d’un peuple en mouvement.
Je souhaite exprimer ma profonde gratitude. Merci aux membres de ma famille qui m’ont transmis documents et témoignages, et tout particulièrement à mon père dont l’œuvre m’a inspiré, et à ma mère Georgette Corcos de la grande famille Autochtone ‘les Afriat, pour ses récits et ses enregistrements. Merci à ma femme, Noga, et à mes enfants, Keren et Didi, qui sont présents ici pour la première fois ensemble, et qui m’ont soutenu avec patience lors de mes longues missions au Maroc, en France et en Angleterre.
Merci aux tantes, cousins et cousines qui ont partagé photos et souvenirs ; merci aux chercheurs et collègues — en particulier le professeur Daniel Schroeter et le professeur Youssef Shitrit —, au collectionneur Paul Dahan et à tous les détenteurs d’archives privées qui ont généreusement ouvert leurs collections. Ma reconnaissance va aux archivistes et aux personnels des institutions en France (Nantes, Paris), au Maroc (archives municipales, nationales et royales), au Royaume‑Uni (archives diplomatiques) et en Israël, pour leur accueil et leur disponibilité. Merci aux traducteurs, correcteurs et équipes éditoriales qui ont mis en forme ce travail, et à mon cousin Sidney Taurel pour sa généreuse contribution permettant la traduction française.
Un remerciement particulier à M. André Azoulay et à son équipe, ainsi qu’aux équipes de Bayt Dakira et Dar Souiri, pour m’avoir associé au projet de préservation du patrimoine d’Essaouira. Leur engagement montre que la mémoire peut devenir patrimoine vivant et participer à la construction d’un avenir partagé.
Je vous invite, maintenant que vous allez tenez cet ouvrage entre les mains, à chercher les noms qui vous sont familiers, à découvrir des récits surprenants, à interroger les images et les documents. J’espère que ces pages suscitent questions, souvenirs partagés et peut-être le désir de poursuivre les recherches : la mémoire se nourrit de dialogues et d’échanges.
Avant de conclure, permettez‑moi une dédicace personnelle : à mon père, pour sa passion et sa rigueur ; à nos ancêtres, pour le courage dont ils ont fait preuve ; et à la génération présente et future, que ces pages encouragent à préserver et transmettre ce patrimoine précieux.
Un livre indispensable pour les chercheurs, le grand public passionné d’histoire juive en Afrique du Nord, les descendants de Mogador et tous ceux qui s’intéressent au destin extraordinaire d’une communauté qui a su briller entre deux mondes.
Ce livre est maintenant sur Amazon et peut être commandé (pas la peine la couverture dure qui est cher)
