Judaïsation des amazighs
Judaïsation des amazighs
L’histoire atteste d’une importante judaïsation des amazighs entre l’Antiquité et le VIIéme siècle. En effet, plusieurs tribus amazighes d’Afrique du Nord ont adopté le judaïsme par prosélytisme et acculturation au contact de marchands israélites, un processus particulièrement documenté entre l’Antiquité et le VIIe siècle dans les régions intérieures et montagneuses.
De l’Antiquité au Haut Moyen Âge, la conversion des tribus amazighes s’est intensifiée avant et pendant la période de domination romaine et byzantine. L’apogée de ce judaïsme amazigh se situe aux Ve et VIe siècles, se maintenant jusqu’à la conquête musulmane au VIIe siècle.
Les Aurès (Algérie actuelle) est le foyer le plus célèbre, incarné par la tribu des Djéraoua, dirigée par la reine et guerrière Dihya, qui a résisté aux conquérants omeyyades à la fin du VIIe siècle.
En Afrique du nord et notamment les confins algéro-marocains, des tribus comme les Bahlula, les Madyûna (autour de Tlemcen) et les Fendelaoua pratiquaient le judaïsme.
Dans l’actuelle Libye, la tribu des Nefoussa (dans le djebel au sud de Tripoli) était également connue pour professer le judaïsme.
Au Maroc, la présence de clans juifs amazighs est historiquement attestée à travers diverses traditions, notamment dans les montagnes du Haut et du Moyen Atlas, avec une implantation remarquable jusqu’au XXe siècle.
Bien que ces populations aient été assimilées aux conquêtes musulmanes ultérieures, ce passé a profondément marqué la culture, la langue et l’histoire des communautés juives d’Afrique du Nord, souvent appelées « Juifs berbères ».
