On m’a raconte : Le mellah
Maurice,
un ami de mon pere me racontait comment il vivait au mellah en tant
que jeune garcon dans les annees trente a Marrakech. Ce Mellah
datait de 1557. Dans le batiment ou Maurice habitait, il y avait
deux etages. Les appartements donnaient sur l’interieur d’une cour.
Son batiment avait la chance d’avoir une fontaine dans la cour. Ceux
qui n’en avait pas allait chercher de l’eau a la citerne public qui
etait situee en pleine ville et la faisait remener par un porteur.
Le porteur, faute de carosse ou de cheval, portait l’eau sur son
dos, dans un contenair fait de peau d’animal. Dans le batiment de
Maurice, il y avait une « salle de bain » par paliers pour
toutes les familles, et evidemment il fallait faire la queue le
matin pour faire sa toilette. Quand aux « cuisines » elles
consistaient de canouns place l’un a cote de l’autre, situe dans les
halls du batiment, chaque famille ayant son propre canoun (petit
rechaud a base de bois) ou le partageait avec quelqu’un d’autre. Un
apartement consistait d’une grande salle, avec un salon au milieu.
Celui-ci etait fait de banquettes basses recouvertes de tissus
colories et d’une table basse. Les enfants y dormait et les invites
aussi. De chaque cote de la chambre il y avait une
« chambre », petit estrade un peu eleve faite en pierre ou
les lits etaient place, une « chambre » pour les enfants, et
separe du salon une « chambre » pour les parents. Aucune
cloiture ne separait le lit des parent du reste de la chambre. Au
pied du lit des parents, des grand bocaux en terre etaitent places,
bocaus qui contenaient, huile farine olives…etc. L’eau se gardait
dans un bocal qu’on appelait Chabia. L’appartement permettait peu
d’intimite et les evenements journaliers ou importants se vivaient
en public, au sein de la famille.
Nicole Elezam
