Mélenchon de nouveau accusé d’antisémitisme après avoir ironisé sur la prononciation du nom Epstein
Lors d’un meeting à Lyon ce jeudi soir, Jean-Luc Mélenchon s’est attardé sur la prononciation du nom Epstein, nom du financier et pédocriminel américain et dont le scandale fait la Une de la presse. Le leader de la France insoumise se retrouve sous des accusations d’antisémitisme.
C’est une sortie qui fait polémique. Lors de son meeting à Lyon, seulement quelques jours après les obsèques du jeune militant nationaliste Quentin, Jean-Luc Mélenchon s’est attardé sur la prononciation du nom de Jeffrey Epstein, financier et pédocriminel américain, donc le scandale éclabousse des centaines de personnalités publiques.
« Sauf s’il s’agit de l’Affaire Epstein. Ah, je voulais dire Epstein (le prononce Epstine ndlr) » fait-il allusion durant son discours devant 2.000 sympathisants.
Mettre en exergue sa judéité
Or, insister sur la terminaison « ein » d’un patronyme à la façon yiddish, langue d’origine germanique parlée historiquement par les juifs ashkénazes d’Europe centrale et orientale, « renvoie souvent à la judéité d’une personne », analyse ainsi sur la plateforme X, la journaliste et spécialiste de littérature française, Marianna Perebenesiuk. Une explication importante, puisque Jeffrey Epstein était de confession juive.
« Quel est l’intérêt dans un meeting électoral de faire polémique sur la façon de prononcer Epstein, si ce n’est de rappeler qu’il était Juif », s’interroge député Meyer Habib au micro d’Europe 1.
« Délire complotiste »
« Oui, il était juif, il y a des salopards et des crapules y compris chez les juifs. Mais dans la bouche de Mélenchon, tout est calculé. Est-ce que c’est par un antisémitisme virulent intrinsèque ou par calcul électoral ? Peut-être sans doute un petit peu les deux à mon avis », poursuit-il.
Le président du Crif, le conseil représentatif des institutions juives de France, Yonathan Arfi estime sur X que « n’en déplaise à Jean-Luc Mélenchon, un élève de 5e sait qu’en anglais Epstein se prononce Epstein. Les journalistes ne font donc que prononcer un nom américain à l’américaine. Voir dans cette prononciation une manipulation relève d’un délire complotiste au relent antisémite », insiste-t-il.
Dernière réaction, toujours sur X, la ministre à l’égalité entre les femmes et les hommes, Aurore Bergé, qui écrit : « Le nouvel antisémitisme en France s’écrit en trois lettres : L, F, I. Face à LFI, il n’y a qu’une seule attitude possible, le combat ».
