La recette des BEIGNETS DE HANNOUCA : SFENJ
Au Maroc nous avions pour coutume d’allumer la hanoukiah a huile.
Chez mes parents nous faisions des beignets SFENJ.
Au Maroc nous avions pour coutume d’allumer la hanoukiah a huile.
Chez mes parents nous faisions des beignets SFENJ.
Auteur de chansons et de nombreux romans, Pol Serge Kakon a fondé en 1967, à Paris, le Bateau Ivre
qui a été un haut lieu de la chanson poétique où se sont croisés des amoureux de la chanson à texte et de
nombreux artistes venus du monde entier.
Mon quart de vie passé au Maroc fut baigné de rêveries, de contes fantastiques, d’événements surnaturels, imaginaires ou certifiés véridiques… Comme en contrepoint face à cette brutalité épaisse que, chez nous, l’alcoolisme paternel mettait en scène deux ou trois fois la semaine.
Djeha avait une petite barque qu’il utilisait pour faire traverser la rivière aux gens. Un jour son passager était un savant décidé à tester le savoir de Djeha et à lui donner une leçon.
Dans son livre “Le Mellah de Marrakech : L’espace juif et musulman dans la ville rouge du Maroc”, Emily Gottreich décrit le quartier juif du Mellah de Marrakech :
Au Maroc, le parfum saisissant de la menthe est presque omniprésent. Rien de tel qu’un thé à la menthe pour être transporté, l’espace d’un instant, au pays du soleil couchant.
Grand spécialiste des Communautés juives natives du Sahara, l’historien Jacob Oliel nous révèle un pan méconnu de l’histoire du Judaïsme sépharade nord-africain dans un très beau livre, magnifiquement illustré avec des photos d’archives -certaines datant du début du 19e siècle-: Les Juifs au Sahara, une présence millénaire.
Pour nos compatriotes juifs qui ont quitté leur pays, le plus souvent à contrecœur et sans savoir vraiment pourquoi, mais qui n’ont jamais renié leurs origines, pour les autres, beaucoup moins nombreux, hélas, qui continuent de tenir ici le flambeau de leur civilisation quand ils ont choisi de vivre sur cette terre, justice devrait leur être rendue.
Alors que de nos jours, il est courant de s’inviter les uns chez les autres pour un repas de Shabbat que ce soit le vendredi soir ou samedi midi, au Maroc c’etait une coutume qui ne se faisait pas du tout.
Je suis née à Casablanca en 1938 et j’ai encore la nostalgie de l’atmosphère d’entente entre juifs, musulmans et chrétiens ; en ce temps-là on ne se sentait pas défini avant tout par sa religion, mais par sa culture, qui était méditerranéenne ou marocaine.